Pour aller plus loin
1. Mise à niveau du consensus DAGKnight (T3 2026)
Présentation : DAGKnight (DK) est un protocole de consensus de nouvelle génération, conçu pour remplacer GHOSTDAG, le protocole actuellement utilisé par Kaspa. Il vise à offrir une meilleure réactivité : les délais de confirmation s’adapteraient à la latence réelle du réseau, plutôt que de dépendre d’un paramètre fixé à l’avance. Cette mise à niveau nécessitera un hard fork, c’est-à-dire une modification importante des règles du réseau. Elle a été financée par une collecte de fonds auprès de la communauté (70,23 millions de KAS) et était prévue pour le T3 2026 (BSC News). Elle devrait rendre les transactions plus rapides et plus sûres.
Ce que cela signifie : Cette évolution pourrait être favorable à KAS : un consensus plus efficace et capable de s’adapter au réseau améliorerait les performances et l’expérience des utilisateurs, et renforcerait ainsi les principaux atouts du projet. Le principal risque tient à la complexité de la mise en œuvre d’un hard fork touchant au consensus.
2. Objectif de 100 blocs par seconde (BPS) (2027)
Présentation : Le hard fork Crescendo, déployé en mai 2025, a porté le rythme de production à 10 blocs par seconde (BPS). À plus long terme, la feuille de route technique vise 100 BPS, soit dix fois plus, avec un bloc produit toutes les 0,1 seconde. Cet objectif repousse les limites de la capacité de montée en charge de la preuve de travail. Les développeurs soulignent qu’il faudra effectuer des tests approfondis pour gérer les risques de création simultanée de blocs et les exigences matérielles imposées aux nœuds (KryptoEule).
Ce que cela signifie : Cette avancée pourrait être favorable à KAS. Si elle est réalisée, elle renforcerait sa position parmi les réseaux PoW les plus rapides. Cet avantage pourrait attirer de nouveaux utilisateurs et soutenir la demande. À l’inverse, des exigences matérielles plus élevées pour les nœuds pourraient nuire à la décentralisation du réseau si elles ne sont pas maîtrisées.
3. Mise en œuvre des vProgs et du Yellowpaper (2027)
Présentation : Les « vProgs » (programmes vérifiables), présentés dans un Yellowpaper à paraître, s’inscrivent dans la vision à long terme de Kaspa : faire du réseau une plateforme entièrement programmable. En s’appuyant sur les covenants — des règles qui encadrent les conditions de dépense des fonds — et sur l’infrastructure à preuves à divulgation nulle de connaissance (ZK) de la mise à niveau Toccata, les vProgs visent à permettre à des contrats intelligents de s’exécuter ensemble de manière synchronisée, ainsi qu’à proposer des applications de finance décentralisée directement sur le réseau sans provoquer d’engorgement (KaspaNOW_FR). Cette évolution ferait passer Kaspa d’un réseau axé sur les paiements à un écosystème plus complet.
Ce que cela signifie : Une mise en œuvre réussie pourrait être très favorable à KAS. Elle ouvrirait de nombreuses possibilités pour créer des applications, pourrait attirer des développeurs et faire émerger de nouveaux usages. Le principal risque est la difficulté technique du projet, ainsi que sa dépendance actuelle au financement de la communauté pour ses travaux de recherche et développement à long terme.
Conclusion
La feuille de route de Kaspa prévoit une évolution par étapes : d’un réseau de paiement très rapide vers un écosystème PoW programmable, doté de contrats intelligents. Deux objectifs majeurs sont annoncés pour 2027 : atteindre 100 BPS et mettre en place les vProgs. L’adoption par les développeurs s’accélérera-t-elle suffisamment pour tirer parti de la capacité de traitement accrue offerte par ces mises à niveau ?